Si tu veux être branché, apprends déjà à te débrancher.

On se prépare à un monde où l’IA va pousser de l’aide partout : dans Slack, dans Teams, dans le CRM, dans les outils métier.
Du “learning in the flow of work” en continu.

Le risque n’est pas la techno.

Le risque, c’est l’overdose de flux : micro-suggestions permanentes, nudges, rappels, contenus “pile quand il faut”… jusqu’à la saturation.

Dans mon livre aiaiaiaiai !, j’insiste sur un point simple : si on conçoit des environnements d’apprentissage vivants, il faut aussi concevoir des zones de silence.

Sinon on n’augmente pas l’autonomie. On fabrique de la dépendance.

Détox cognitive (version praticable) :

  • 2 créneaux “IA off” par semaine (zéro push, zéro suggestion)
  • un bouton “pause” quand ça déborde (et on le respecte)
  • des temps de réflexion sans prothèse (oui, c’est un design, pas un luxe)

L’IA qui va compter demain n’est pas celle qui parle le plus.

C’est celle qui sait se taire.


Sources

Pour creuser le sujet (IA, flux, apprenance) : aiaiaiaiai ! Apprendre et partager les savoirs dans un monde liquide

Découvrir le livre

Je conçois des écosystèmes apprenants pour les équipes L&D et les organismes de formation. Fondateur d’ATAWAK et auteur de « aiaiaiaiai ! – Apprendre et partager le savoir dans un monde liquide ». Maître de conférences associé à l’Université Sorbonne Nouvelle – UFR Sciences de l’information et de la communication.

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