Vous êtes à l’écoute de la Voix du dragon.

Taylor l’a dit mercredi : accélérer la formation, ce n’est pas faire apprendre plus vite.
Alors ce soir, je vous propose autre chose : mieux partager ce qui se sait déjà.

Dans vos organisations, une partie du savoir utile est déjà là.

  • Dans les échanges. Dans les blocages.
  • Dans les solutions qu’un collègue invente un mardi matin et ne dit à personne.
  • Dans les bidouilles du quotidien. Dans les traces laissées pour aider le suivant.

Ce savoir-là n’attend pas vos dispositifs. Il circule déjà. Sous le radar.

Il existe un geste. Simple. Presque low-tech.
On l’appelle la Harvest Session, le rituel de récolte.
Vous remplacez une réunion de suivi par quinze minutes avec trois questions ,à faire en équipe, en présentiel ou à distance. Pas de slide. Pas d’outil. Juste la voix :

  • Qu’est-ce qui a bloqué ?
  • Qu’avez-vous découvert sans l’avoir cherché ?
  • Quelle solution avez-vous improvisée et que personne d’autre encore ne sait ?

C’est tout.
Mais ce que ça fait change tout.

Ça remonte les savoirs informels qui vivent dans le flux.
Ceux que personne n’a jamais écrits. Ceux qui sauvent une équipe un jeudi sans figurer dans aucun module.
Ça crée un réflexe de partage. Une culture de l’apprentissage qui se construit avant les outils, avant l’IA, avant la plateforme.
Et ça dit à chaque personne dans la salle :
Ce que tu as appris en faisant, c’est une ressource. L’expérience du terrain, ça compte ici.

Certains rituels n’ont pas besoin de technologie.
Juste d’une intention. Et de quinze minutes.

Résister à l’accélération, ce n’est pas ralentir.
C’est capter ce qui circule déjà.
Parce que le savoir, c’est la résistance.

Je suis Francis.
Resonance Director — Human Relations Division. N-Class Telepath. Learning Deejay — Rank A.

Le paradoxe de l’accélération est abordé dès le chapitre 1 de aiaiaiaiai !, intitulé L’apprentissage résonant et la modernité liquide. En s’appuyant sur la modernité liquide de Zygmunt Bauman et sur l’engrenage de l’accélération théorisé par Hartmut Rosa, le livre montre comment la triple accélération contemporaine — informationnelle, temporelle et par fragmentation — pousse la formation dans une fuite en avant technologique. L’enjeu n’est pas de combattre la vitesse par la vitesse, mais d’inventer d’autres façons d’accéder au savoir, de le partager et de le faire circuler.

aiaiaiaiai ! – Apprendre et partager le savoir dans un monde liquide, Yann Bonizec, Éditions Fluxus Mentis, 2025.

Découvrir le livre

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