Vous n’avez pas fini d’entendre parler de learning in the flow of work.

Depuis 2018–2025, le concept est devenu un mantra dans les discours L&D : apprentissage en continu, micro‑contenus, “just enough, just in time, just for me”. D’après une synthèse IgniteHCM publiée en 2025, les organisations qui intègrent vraiment l’apprentissage dans le travail parlent de compétences acquises 58% plus vite, de 34% d’engagement en plus, de 27% de performance en mieux, et jusqu’à 92% de taux d’innovation supérieur pour les cultures les plus matures. Selon la même source, seulement 31% des entreprises déclarent avoir réellement réussi cette intégration dans les workflows quotidiens.

Mais quand on regarde les dispositifs réels en 2026, le décalage reste massif : la plupart des programmes sont encore conçus comme des événements hors sol – classes virtuelles, stages, parcours e‑learning alignés sur le catalogue – avec très peu de liens structurés avec les vrais workflows, les outils métier, les rituels d’équipe. IgniteHCM rappelle une donnée issue du Corporate Executive Board : 90% de ce qui est appris en formation formelle est oublié en une semaine sans mise en pratique. Et pourtant, on continue de produire des “sessions” et des “modules” comme si de rien n’était.

Pris au sérieux, le learning in the flow of work n’est pas un format de plus à mettre dans un catalogue. C’est un projet d’ingénierie organisationnelle : ancrer l’apprentissage dans les processus, les checklists, les canaux Slack/Teams, les scripts de feedback, les revues entre pairs, les agents IA greffés sur les outils du quotidien. Autrement dit : arrêter de vendre uniquement de la formation, et commencer à redesigner le travail lui‑même comme espace d’apprenance.

C’est exactement le mouvement que je décris dans mon livre aiaiaiaiai ! : la sortie de la formation classique et l’entrée dans des écosystèmes d’apprentissage augmentés, où l’IA se branche sur le milieu organisationnel plutôt que sur des modules isolés. L’enjeu n’est plus de “faire du flow of work” en plus de la formation, mais de transformer les environnements de travail en systèmes apprenants par défaut.

Question pour vous : si vous arrêtiez pendant 6 mois de lancer des “sessions”, par où commenceriez‑vous pour tisser l’apprentissage dans vos workflows existants ?

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Source principale

IgniteHCM, Learning in the Flow of Work: Embracing Social and Collaborative Learning, 2 juillet 2025.


On parle aujourd’hui de “learning in the flow of work”, mais ce que je décris dans aiaiaiaiai !, c’est le mouvement plus large : la sortie de la formation classique vers des écosystèmes d’apprenance augmentés, où l’IA se branche directement sur le travail réel.

Découvrir le livre

Je conçois des écosystèmes apprenants pour les équipes L&D et les organismes de formation. Fondateur d’ATAWAK et auteur de aiaiaiaiai ! – Apprendre et partager le savoir dans un monde liquide. Maître de conférences associé à l’Université Sorbonne Nouvelle – UFR Sciences de l’information et de la communication.

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